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GRATALOUP
un projet construit dans la durée

Mon travail autour de GRATALOUP commence en 2019 par la refonte du site Internet de l’artiste.

Depuis, le projet a beaucoup changé : création d’un musée, expositions, supports graphiques, podcasts, films et sons et lumière, nouveaux lieux, catalogue raisonné, puis préparation de l’après-musée.

À chaque étape, de nouveaux besoins sont apparus. Le travail réalisé auparavant est devenu le point de départ du suivant.

GRATALOUP dans son atelier

2019

Tout commence par le site de l’artiste

En 2019, la demande est relativement simple : refaire grataloup.fr sans changer l’univers très épuré du site existant. Il faut surtout permettre sa mise à jour plus facilement.

 

Les œuvres de GRATALOUP sont organisées par catégories et par séries, et l’administration doit rester suffisamment claire pour pouvoir faire évoluer les contenus dans le temps.

 

Je choisis Wix, que je peux adapter aux besoins du projet, notamment pour organiser les œuvres et préparer le fonctionnement bilingue.

À ce moment-là, mon travail concerne essentiellement le site de l’artiste. Rien ne laisse encore prévoir ce qui suivra.

Capture sur ordinateur du site grataloup.fr
Capture sur smartphone du site grataloup.fr

2021

Puis le projet devient un lieu

Début 2021 apparaît un projet d’une tout autre nature : créer à Chevreuse un musée consacré à GRATALOUP.

Je conçois son identité graphique et son site : logo, couleurs, organisation des contenus, présentation du projet, formulaires et collecte de dons.

Lorsque le prêt du Prieuré Saint-Saturnin est confirmé, le musée devient concret. Il faut maintenant aménager un lieu réel et préparer son ouverture.

 

Les besoins quittent alors l’écran. À partir des propositions des concepteurs d’événementiel, je réalise les vitrophanies, les habillages, la signalétique extérieure et les premiers grands supports annonçant l’exposition.

​Le graphisme du site et celui du lieu commencent à appartenir au même projet.

Musée Grataloup lors de son ouverture en 2022

Musée GRATALOUP lors de son ouverture - Bâche- Vitrophanies

ouverture en 2022

Concevoir aussi ce que le visiteur va vivre

À l’approche de l'ouverture, la question ne concerne plus seulement ce que le visiteur va voir, mais aussi la manière dont il va découvrir l’œuvre.

Les concepteurs du lieu avaient prévu une projection sur les voûtes du prieuré. Je propose alors de créer un véritable son et lumière à partir des peintures de GRATALOUP.

Pour Ciel et Terre, je choisis la musique, découpe numériquement les œuvres, anime leurs différents éléments et construis le montage en fonction du rythme et de l’espace. D’autres sons et lumière seront ensuite réalisés pour les expositions suivantes.

GRATALOUP étant décédé peu avant l’ouverture du musée, un autre besoin apparaît : permettre au public de découvrir l’artiste lui-même. Je réalise alors un film documentaire d’une vingtaine de minutes à partir des photographies, œuvres et archives disponibles.

Dans les coulisses : animer une œuvre

Il n’y a pas de procédé automatique derrière ces projections. Je pars des reproductions des œuvres, j’en isole certains éléments graphiques, puis je les anime et les assemble image par image en fonction de la musique choisie.

Le résultat est numérique. La fabrication, elle, reste très artisanale.

Projection d'un son et lumière sur les voûtes du musée Grataloup
Oeuvre de Grataloup utilisée dans le son et lumière

Son et lumière et l'œuvre originale

Un problème concret : comment accompagner les visiteurs ?

Une œuvre exposée  au musée GRATALOUP et son cartel QR code.
Ecoute du podcast sur smartphone

Une œuvre exposée  et son cartel QR code

À quelques semaines de l’ouverture, une nouvelle question se pose : comment donner aux visiteurs davantage de matière pour découvrir les œuvres dans un espace relativement petit ?

L’idée de commentaires audio associés aux peintures apparaît alors. Je prends en charge leur écriture à partir des œuvres et de leur symbolisme.

Les textes sont enregistrés pour le musée. Le choix musical ainsi que le montage et le mixage sont réalisés conjointement.

Il reste ensuite à rendre ces podcasts accessibles pendant la visite. Je conçois une signalétique avec QR codes pour les œuvres et développe sur le site du musée le système permettant d’héberger et de retrouver les audios.

Une même réponse associe ainsi contenu éditorial, support graphique dans l’exposition et développement sur le site Internet.

Ce dispositif a ensuite évolué avec les expositions : nouveaux contenus, adaptations en anglais ou pour les enfants, et nouvelles fonctions ajoutées au site lorsque les besoins du musée changeaient.

En 2024, une autre question apparaît : que faire de tous ces contenus une fois les expositions terminées ?

2024

Faire vivre ce qui était destiné à disparaître

Une exposition est par définition temporaire. Mais au fil des saisons, le musée a accumulé des textes, des podcasts, des films, des photographies et des dispositifs conçus spécialement pour les œuvres présentées.

En 2024, nous décidons qu’une partie de ce travail ne doit pas disparaître avec le démontage des expositions.

Le site du musée s’enrichit alors d’expositions virtuelles, qui permettent de retrouver les œuvres et certains contenus après leur présentation au prieuré.

Capture de l'exposition virtuelle d'Antoinette ROZAN sur le site du musée GRATALOUP

Exposition virtuelle d'Antoinette ROZAN sur le site du musée

2025

Le projet sort aussi du musée

En 2025 ouvre à Nantua, ville natale de GRATALOUP, un nouvel espace consacré à l’artiste.

Vitrophanie à l'Espace Grataloup à Nantua
Grands dibonds et signalétique de podcasts à l'Espace Grataloup à Nantua

Espace Nantua : vitrophanie, grands dibonds et signalétique des podcasts

J’y retrouve plusieurs éléments développés auparavant sous d’autres formes : film, grands dibonds, podcasts accessibles par QR codes, signalétique et vitrophanie.

Le site de l’artiste évolue à son tour pour intégrer ce nouveau lieu et les contenus qui lui sont associés.

Ce n’est plus seulement le musée de Chevreuse qui doit être accompagné : les supports doivent pouvoir suivre l’œuvre dans des contextes différents.

2026

Documenter l’œuvre autrement 
Le catalogue raisonné

En 2026 apparaît un besoin d’une autre nature : construire un catalogue raisonné de l’œuvre de GRATALOUP.

Le site contient déjà depuis plusieurs années des centaines d’informations sur les peintures, dessins, objets, installations et autres œuvres. Il serait absurde de recréer une seconde base indépendante et de saisir deux fois les mêmes informations. 

Je conçois donc le catalogue raisonné à partir de l’existant. Les données déjà présentes restent utilisées par le site. Le catalogue leur ajoute les informations documentaires nécessaires : numéro d’inventaire, provenance, signature, état, certificats, documents ou bibliographie. Un index spécifique permet ensuite de rechercher et filtrer les œuvres, tandis que l’administration reste organisée pour éviter les doubles saisies.

Le catalogue raisonné est mis en ligne en mai 2026 et fait désormais partie intégrante de grataloup.fr.

Dans les coulisses : conserver une seule source d’information

Le principe de départ était simple : une information importante ne devait pas avoir deux sources différentes.

Si le titre, les dimensions ou l’image d’une œuvre existaient déjà dans le site, le catalogue devait les réutiliser plutôt que demander de les saisir à nouveau.

C’est cette contrainte qui a déterminé l’architecture du développement.

une page publique du catalogue raisonné avec recherche et filtres
Notice d’œuvre du catalogue raisonné

Notice d'oeuvre

Page publique du catalogue raisonné

novembre 2026

Préparer maintenant l’après-musée

À l’été 2026, la mairie de Chevreuse annonce que la convention permettant au musée d’occuper le prieuré ne sera pas renouvelée. L’exposition en cours sera donc la dernière et le Musée GRATALOUP fermera au public le 11 novembre 2026. 

 

Le projet change une nouvelle fois de direction.

Site grataloup.fr en 2026

​Le site du musée doit désormais préparer sa transformation en archive de ces années d’exposition.

De son côté, grataloup.fr doit prendre davantage de place pour présenter l’œuvre et permettre de construire de nouveaux projets d’exposition en France et à l’étranger. Navigation, contenus et design sont donc repris dans cette nouvelle perspective.

Un projet qui a fini par devenir un peu le mien

Je ne savais pas, en refaisant un site Internet en 2019, que ce travail m’amènerait à écrire sur des peintures, animer des œuvres sous les voûtes d’un prieuré, concevoir des catalogues ou construire quelques années plus tard un catalogue raisonné. À chaque fois, le besoin est venu du projet lui-même.

Avec les années, j’ai appris à connaître l’œuvre, les contenus déjà produits, les outils existants et la manière dont ils pouvaient se prolonger les uns les autres.

Cette collaboration reste une prestation professionnelle. Mais après plusieurs années, elle représente aussi autre chose pour moi : un projet auquel je suis arrivée de l’extérieur et qui est progressivement devenu un petit bout de mon histoire.

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